Le soleil : protégez-vous !

Le soleil est enfin bien installé ! Après l’avoir attendu longtemps et avoir eu un début d’été mitigé, on est tous contents de le voir poser ses valises. Le mercure commencer à chauffer, on serait tenté de rester sous le soleil une bonne partie de la journée pour bronzer. Mais attention, le soleil, c’est agréable, ça met de bonne humeur mais c’est aussi très dangereux. L’effet du soleil sur la peau peut être dévastateur.

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Le soleil, côté science

Contrairement à ce qu’on peut croire, le soleil n’est pas un astre particulier mais bien une étoile comme les autres. Plus précisément une étoile de type naine jaune. Malgré son nom de naine, le soleil est tout de même un beau bébé de 1,4 million de kilomètres de diamètre (110 fois la taille de la Terre). Cette boule de gaz se compose d’environ 75% d’hydrogène, environ 25% d’hélium et une toute petite portion (autour de 0,1%) d’éléments plus lourds.
Le noyau du soleil représente 60% de sa masse en raison de sa densité et 20% de son diamètre. C’est le point d’origine de son énergie. La température y est d’environ 15 millions de degrés.
La zone radiative entoure le noyau et représente 55% du diamètre du soleil. C’est dans cette zone que l’énergie créée dans le noyau est transportée vers l’extérieur par des photons.
La zone convective est la zone extérieure et représente environ 25% du diamètre du soleil. Dans cette dernière couche, le transport d’énergie se fait pas convection : des mouvements d’ensemble de la matière présente.
Le soleil est le théâtre d’un grand nombre d’éruptions. Les aurores boréales (australes dans l’hémisphère sud) sont directement liées à l’activité du soleil.

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L’observation du soleil à l’oeil nu est très dangereuse. Sachez que regarder le soleil dans des jumelles détruit la rétine quasi instantanément. En effet, 500 fois plus d’énergie que lors d’une observation à l’oeil nu frappe la rétine au travers des jumelles. La cécité permanente peut donc être à la clé d’une telle observation.
Enfin, le soleil a aussi des effets bénéfiques sur la santé : pour la vitamine D, pour le sommeil, pour la psychologie. Il aurait également une action catalysatrice sur les réactions de défense de l’organisme.

Le bronzage

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Qu’est ce que c’est ?

Le bronzage est une réaction naturelle de l’épiderme à une « agression » par des rayonnements ultraviolets (UV). Un excès de rayonnements risque d’avoir un effet néfaste sur l’ADN des cellules. L’épiderme va donc protéger l’ADN en fabriquant de la mélanine, un pigment biologique, qui donne sa couleur plus foncée à la peau. La mélanine a la propriété d’absorber les rayons ultraviolets très énergétiques (UV B) et donc de protéger la peau.
En parallèle de cette fabrication de mélanine, l’épaisseur de la peau augmente. En effet, sous l’action des rayons ultraviolets, les kératinocytes, cellules de la couche superficielle de la peau, vont se multiplier et la rendre plus solide et moins perméable aux rayonnements.

Il existe plusieurs types d’UV

– Les UV A : longs, ils pénètrent la peau jusqu’au derme
– Les UV B : moyens, ils sont arrêtés par l’épiderme
– Les UV C : courts, à forte action bactéricide, sont arrêtés par la couche d’ozone

Le bronzage peut aujourd’hui être naturel et/ou artificiel. Dans tous les cas, une surexposition, y compris aux rayonnements artificiels, peut entrainer des brûlures (les coups de soleil), favorisant à long terme l’apparition d’un cancer de la peau.

Le bronzage naturel

On appelle bronzage naturel le résultat d’une exposition classique au soleil. Cette exposition peut s’avérer dangereuse en cas d’absence d’une protection adaptée. Il est important de ne pas s’exposer trop longtemps et d’éviter les heures où le soleil est au plus haut, entre 12h et 16h.

La peau bronzée est une mode récente. Au 19ème siècle, la mode était pour les classes supérieures d’avoir la peau très pâle, on amplifiait la blancheur en ayant recourt à la poudre de riz si nécessaire. L’idée à l’époque était de se distinguer des classes populaires à la peau bronzée car travaillant souvent dans les champs ou étant ouvriers du bâtiment et donc également exposés au soleil.

Au 20ème siècle, la révolution industrielle développe un monde ouvrier travaillant dans des usines, à l’abris du soleil. La bourgeoisie, de l’autre côté, redécouvre le teint halé par le biais du tourisme balnéaire et de la pratique de certains sports réservés aux classes aisées. La médecine découvre également le rôle du soleil dans la fabrication de la vitamine D par l’organisme et l’importance de cette dernière pour lutter contre certaines maladies. En 1920, c’est Coco Chanel qui, après un coup de soleil pendant ses vacances, va contribuer à populariser encore plus le teint halé. Joséphine Baker sera également très appréciée pour sa couleur de peau et bientôt, tout le monde va vouloir imiter ces deux vedettes et adopter une peau pigmentée. Le teint halé devient progressivement un signe de succès et d’un certain niveau social.

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Le bronzage en cabine UV

En parallèle de cet engouement pour la peau bronzée, des cabines à lampes UV et autres bancs solaires apparaissent. Très en vogue ces dernières années, ce type de bronzage permet de garder un teint hâlé toute l’année. On estime qu’en 2009, 50 000 boutiques de ce genre existaient dans le monde contre seulement 10 000 en 1990.

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On croit souvent à tort que ce genre de bronzage prépare la peau au soleil. C’est FAUX ! Ces cabines proposent généralement deux types d’UV : des UV A et une petite quantité d’UV B.
Les rayons UV A assurent un résultat plus rapide. La pigmentation de la peau après une séance est donc plutôt une réaction secondaire éphémère à une agression de l’épiderme qu’un bronzage qui protège, provoqué lui par les UV B.
Dans les appareils, le pourcentage d’UV B par rapport aux UV total ne peut être supérieur à 1,5 %. Ces cabines ne protègent donc en rien la peau du soleil et le bronzage obtenu n’est que temporaire et peut s’avérer néfaste pour la santé. Les médecins préconisent généralement de ne pas dépasser 10 séances d’UV par an.

 

L’autobronzant

Encore un procédé nouveau de bronzage artificiel ! Ici pas d’UV mais une coloration de la peau à l’aide de produits teintés.
Là encore, il existe plusieurs types de produits. On peut se rendre en salon et demander un « tanning » : on vous pulvérisera alors sur la peau une lotion autobronzante. Cette lotion a pour principes actifs la dihydroxyacétone (DHA) seule ou associée à l’érythrylose. La pulvérisation peut se faire grâce à un aérographe, manipulé par un professionnel, ou à l’intérieur d’une cabine de douche automatisée.
Ce procédé est controversé car les produits employés et inhalés par les clients seraient mauvais pour la santé.

Autre procédé plus simple et plus accessible, les autobronzants qu’on trouve dans le commerce. Il y en a pour tous les budgets et en différents format : souvent en spray, parfois en mousse, certaines fois en crème. Cette technique emploie généralement aussi la DHA pour teinter la peau ou des acides de fruits. Elle demande une certaine maîtrise pour éviter les marques de bronzage. Certains des composés, également utilisés en cosmétique, peuvent donner lieu à des réactions cutanés et ces produits peuvent être néfastes pour les peaux les plus sensibles.

Le danger principal de ce type de produits réside dans le fait que la couleur de la peau peut indiquer à tort à la personne qu’elle est bronzée et donc légèrement protégée du soleil. Ce n’est bien entendu pas le cas, ces produits ne font que teinter la peau et ne sont pas absorbés par celle ci, de même qu’ils n’activent en rien la production de mélanine.

 

 

Les effets néfastes du soleil sur la peau

Le soleil a plusieurs effets pervers. La peau est certes jolie lorsqu’elle est hâlée mais le soleil peut être à l’origine de nombreux problèmes parfois très graves. Je ne présenterai ici que les principaux.

Le premier et le plus connu est le coup de soleil, aussi appelé érythème actinique. C’est une brûlure de la peau causée par une exposition au soleil. Il y a différents stades de brûlure. Au départ, un « simple » érythème : la peau est rouge, une sensibilité accrue de la peau brûlée et une augmentation de la température de la peau à cet endroit apparaissent. A un stade plus avancé, comme pour les brûlures plus classiques, on retrouve une ulcération de la peau, des phlyctènes douloureuses (des cloques) voir même des nausées et des vertiges dans les cas les plus avancés. Je vous épargne l’illustration difficilement soutenable de certains gros coups de soleil… Le coup de soleil est généralement une brûlure du premier, parfois du second et très rarement du troisième ou même quatrième degré. Une répétition des coups de soleil augmente le risque de développement de tumeurs cutanées, et particulièrement du mélanome. Les coups de soleil sont généralement liés aux UV B.

Deuxième conséquence possible d’une exposition au soleil : la lucite. Appelée également actinite ou actinodermatose, c’est une photodermatose aigüe ou chronique provoquée par les rayons UV A du soleil. Elle atteint surtout les femmes (90% des personnes atteintes) et concerne environ 10% de la population. Cette maladie se développe généralement entre 15 et 20 ans. Il en existe deux types : l’estivale, bénigne, appelée également actinite solaire, qui se caractérise par de petites taches rouges (comme de l’urticaire) ou de petites cloques associées à des démangeaisons plus ou moins fortes sur les parties exposées au soleil à l’exception du visage. Le deuxième type est la lucite polymorphe, qui est une réaction cutanée retardée qui se caractérise par des lésions très variables. Elle apparaît entre 12 et 24h après une exposition au soleil. Ce type de lucite est récidivante et s’empire généralement au fil du temps.

Le troisième effet négatif possible du soleil est la réaction de photosensibilisation. On retrouve deux catégories de photosensibilisation : la phototoxicité et la photoallergie. La première est une réaction photochimique et la deuxième une réaction photoallergique. La présence de certains éléments photosensibles dans le corps peut entrainer ce type de réaction. Généralement, ces substances proviennent des médicaments ou des produits cosmétiques. La réaction est inflammatoire aigüe ou retardée et ressemble à un coup de soleil. Dans le cas d’une réaction photoallergique, nous sommes face à une réaction immunologique liée à la production de photoantigène sous l’action de l’énergie photonique.

La conséquence la plus grave d’une surexposition au soleil n’est autre que le cancer. Il y en a deux types principaux : les carcinomes et les mélanomes. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont concernées chaque année en France et ce chiffre augmente constamment. Chaque individu a un « capital soleil » qui dépend du type de peau et qui correspond au nombre d’heures d’exposition au soleil que la peau est capable de tolérer. Lorsque ce capital est dépassé, le risque de développer un carcinome devient important et les expositions excessives mêmes datant de 20 ou 30 ans en arrière jouent un rôle ! Attention !
Dans le cas des carcinomes, qui représentent pas moins de 95% de l’ensemble des cancers cutanés avec environ 50 000 personnes atteintes par an, il en existe deux variétés : les basocellulaires, qui sont très localisés et ne donnent pas lieu à des métastases, et les spinocellulaires, qui eux peuvent se propager dans les ganglions régionaux ou à distance. Cette dernière catégorie est heureusement la plus rare et ne représente que 20% des carcinomes.
Concernant les mélanomes, ils concernent chaque année entre 4 000 et 5 000 personnes en France. 1 000 personnes en meurent. C’est le type de cancer cutané le plus dangereux et malheureusement, il ne cesse de progresser. Il s’agit soit d’un grain de beauté qui se modifie dans sa forme et sa coloration soit d’une lésion nouvelle brune ou noire qui apparaît et s’élargit. Les caractéristiques du mélanome sont définies par la règle ABCD : Asymétrie, Bordure, Coloration et Diamètre. Il est important de le reconnaître le plus tôt possible car ce type de cancer peut générer des métastases et s’amplifier. Le risque de développer un mélanome est plus fortement influencé par l’exposition au soleil dans l’enfance qu’à l’âge adulte.

Autre effets néfastes méconnus, le soleil peut créer des problèmes au niveau des yeux ! De la photokératite, une inflammation de la cornée due à une exposition non protégée des yeux aux rayons ultraviolets, à la conjonctivite, une inflammation de la conjonctive, une muqueuse transparente qui tapisse l’intérieur des paupières et le blanc de l’oeil, les UV sont nocifs et peuvent également accélérer la formation de la cataracte. D’après l’OMS, 20% des aveugles dont la cécité est due à la cataracte serait due au soleil. L’observation directe du soleil provoque également de graves lésions de la rétine. La photokératite peut être grave. On l’appelle également la cécité des neiges dans ses formes les plus graves car elle apparaît généralement en altitude ou en milieu polaire. L’intensité des UV augmente de 10 à 12% par 1 000 mètres d’altitude et la neige a un pouvoir réfléchissant de 80% des UV.

Le soleil peut aussi jouer sur le système immunitaire car les UV peuvent donner lieu à une immunodépression et rendre plus sensible à certaines maladies infectieuses cutanées ou générales.

Dernière conséquence d’une exposition au soleil : le fameux masque de grossesse ou chloasma. Contrairement à ce que son appellation populaire laisse supposer, il n’arrive pas uniquement dans le cas d’une grossesse même si c’est bien chez les femmes enceintes qu’il est prédominant. Le chloasma est une lésion de la peau consistant en tâches pigmentaires de formes irrégulières, de grandeur variable, aux contours bien définis et localisés habituellement sur le visage. Il peut également apparaître en cas de grave anémie ou d’affection utérine.

Autre conséquence, esthétique celle-ci, le vieillissement prématuré de la peau lié aux UV A.

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La protection solaire

Pour éviter de mettre en jeu sa santé, il est important de se protéger du soleil. On ne le répètera jamais assez : le soleil peut être très dangereux !

Ce n’est pas parce que la peau est bronzée qu’on doit arrêter de se protéger, au contraire ! La protection solaire ne vous empêchera pas de bronzer, elle vous permettra de le faire en sécurité. Se badigeonner d’huile et s’exposer revient ni plus ni moins à faire frire sa peau. Jetez vos huiles et attrapez un pot de crème solaire ! Bien entendu, les séances d’exposition de plusieurs heures sous un soleil brûlant sont à proscrire, même avec une bonne crème solaire et un chapeau !

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La première des protections solaires est fournie par notre corps. En effet, nous sommes dotés de plusieurs outils de protection naturelle : la mélanine mais aussi la cornée et le système pileux.

La deuxième catégorie de protections solaires est artificielle. On retrouve d’une part les lunettes de soleil et les vêtements, qui arrêtent les UV et protègent les yeux et la peau, et d’autre part les écrans et filtres solaires. Leur efficacité a été maintes fois prouvée. Ces produits permettent une réduction des effets néfastes du soleil sur la peau et prévient également l’apparition de carcinomes.

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Pour qu’une protection solaire soit efficace, elle doit idéalement protéger à la fois des UV A et des UV B. Ces produits sont généralement sous forme de crème ou de lotion, plus rarement sous forme d’huile. Ce type de protection a été inventé en 1935 par le fondateur de L’Oréal. En 1927, l’Huile de Chaldéen avait été mise au point par un couturier, Jean Patou, mais cette huile ne protège en réalité pas du soleil et a plutôt un rôle de parfum et il aura fallu attendre 1935 pour voir apparaître des protections efficaces.

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Les filtres à ultraviolets sont divisés en deux catégories : les filtres chimiques et les filtres minéraux.

Les filtres chimiques absorbent, dispersent et reflètent la lumière ultraviolette.

Les filtres minéraux sont opaques et forment des blocs physiques qui reflètent la lumière. On retrouve dans cette catégorie le talc, l’oxyde de zinc, le dioxyde de titane ou encore le kaolin.

Les produits solaires peuvent contenir l’une ou l’autre des catégories de filtres voir les deux. Si ces produits sont efficaces, leur impact écologique est controversé, surtout dans le cas de filtres chimiques. En effet, ces crèmes joueraient un rôle, entre autre, dans la mort des coraux.

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Concernant les indices de protection (IP), ils indiquent l’efficacité du produit quant à la protection contre les UV B uniquement. Il est généralement noté FPS (Facteur de Protection Solaire) ou SPF en anglais (Sun Protection Factor). Cette notation est internationale.

Un IP 2 arrête 50 % des UV B
Un IP 15 en arrête 93 %
Un IP 20 en arrête 95 %
Un IP 30 en arrête 97 %
Un IP 50 en arrête 98 %

L’IP 50 est l’indice de protection le plus élevé. La notion de protection totale est un simple argument marketing et cette appellation est d’ailleurs interdite en France car mensongère. Aucun produit ne protège actuellement à 100% des UV B.

Concernant la protection contre les UV A, aucune notation internationale n’existe à l’heure actuelle et les produits ne peuvent donc pas être vraiment comparés entre eux sur ce critère.

La méthode PPD peut être considérée comme la base de la mesure de la protection contre UV A. PPD correspond à Persistent Pigment Darkening. Cette méthode créée au Japon est utilisée par des sociétés comme L’Oréal. Pour quantifier la protection contre les UV A, cette méthode évalue les propriétés des radiations UV A pour causer un fonçage ou un bronzage de la peau. Théoriquement, une protection solaire avec un indice PPD de 10 permet à une personne de pourvoir supporter 10 fois plus de rayonnement UV A qu’elle ne le pourrait sans protection.

La méthode des PA (Protection Grade of UVA) se base également sur le système PPD et est très utilisée par les marques asiatiques et de plus en plus par les marques américaines entre autres. D’après l’Association Japonaise de l’Industrie Cosmétique, une protection PA+ correspond à un facteur de protection entre 2 et 4, une protection PA++ entre 4 et 8 et PA+++ à une protection supérieure à 8.

Enfin, le système de la notation avec les étoiles est très utilisé au Royaume-Uni et en Ireland. Ce système utilise un spectrophotomètre pour mesurer l’absorption des UV A. La notation va de 1 à 5 étoiles.

Une dernière méthode est celle de l’équivalence avec les FPS. L’Union Européenne requiert une protection minimum contre les UV A en relation avec les FPS. Cela devrait être un « UV A PF » d’au moins un tiers des FPS pour protéger des rayonnements UV A. Aux Etats-Unis, une règle effective depuis l’été 2012 défini l’expression « large spectre » comme fournissant une protection aux UV A proportionnelle à la protection aux UV B et utilisant une méthode de tests standardisée.

En bref, il existe aujourd’hui de nombreux produits efficaces pour se protéger du soleil. Il est important d’adapter sa protection à la situation, à la période de l’année et au climat. On estime que les rayonnements UV sont 100 fois plus importants en Juillet qu’ils ne le sont en Décembre. De même les nuages limitent les rayonnements mais rares sont ceux qui les arrêtent totalement. Seuls les gros nuages sombres très bas arrêtent tous les UV.

Les vitres quant à elles n’arrêtent que les UV B mais pas les UV A ! Attention ! Regardez la photo de cet homme, chauffeur de taxi, exposé au soleil toute la journée sur le même coté de son visage à travers la vitre de sa voiture. Les UV A ont eu d’énormes conséquences sur l’état de sa peau et la partie de son visage non exposée est complètement différente !

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Il faut également penser aux rayons réfléchis.
Le sable réfléchit 15% des rayons, la neige plus de 80%, l’eau 20% et l’herbe 2%. Les UV pénètrent également sous l’eau. A 50cm de profondeur, 60% des UV B et 85% des UV A sont encore présents.
Sachez qu’il existe aujourd’hui ce qu’on appelle des filtres de ville, non gras, qui permettent le maquillage. Ces filtres sont légers et adaptés à l’exposition dans le cadre de la vie quotidienne. Certains produits de maquillage proposent également des protections solaires. Il peut être intéressant de choisir une crème solaire ou un fond de teint offrant une bonne protection.

Les produits solaires existent sous de nombreuses formes pour inciter la majorité à se protéger. On ne le répètera jamais suffisamment, il est capital de se protéger et de protéger les enfants ! Idéalement les enfants devraient garder un tee-shirt lorsqu’ils jouent sur la plage et toujours porter lunettes de soleil et chapeau pour éviter tout risque de coups de soleil. Dans des pays comme l’Australie, vous verrez rarement, pour ne pas dire jamais, des enfants sans protection en tissu contre le soleil ou sans chapeau. Les écoles australiennes apprennent d’ailleurs aux enfants dès leur plus jeune âge à toujours mettre un chapeau et à se méfier du soleil. Prenons exemple ! De plus en plus de vêtements en tissus spécialement conçus pour la baignade se trouvent aujourd’hui dans le rayon des grandes surfaces. Et c’est tant mieux ! Protégeons les enfants, c’est indispensable.

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Enfin, il est évident qu’une crème solaire appliquée le matin ne protègera pas d’une exposition en terrasse l’après midi. On considère que l’application de crème solaire doit être renouvelée toutes les deux heures et directement après une baignade. La capacité waterproof des produits n’est pas fiable car on ne connaît pas la réaction du produit en conditions réelles. Afin d’éviter de prendre le moindre risque, il est donc important de réappliquer de la crème solaire une fois hors de l’eau.

En conclusion : cet été, protégez-vous !

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